Regard neuf

J'aimais ces jeux avec l'esprit des choses. D'où me venaient-ils ? Je ne sais. De l'enfance peut-être, où le temps est si lent et le regard si neuf que l'on peut percevoir d'impalpables présences dans les transparences de l'air. Il me semblait que rien, sous le soleil, n'était indifférent, que tout était venu par désir en ce monde, que l'herbe, les cailloux, les arbres, les nuages, l'espace infini même avaient une mémoire, une conscience, une attention parfois craintive, parfois aimante, une âme secrètement parente de la nôtre.

Henri Gougaud, Paramour

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Commentaires: 1
  • #1

    sophie (samedi, 31 janvier 2009 16:02)

    c est tres joli benedicte ;)!